Expert indépendant : que faites-vous pour gérer votre stress?

Expert indépendant: que faites-vous pour gérer votre stress?


Un grand merci à Simon Rae pour les visuels

A l’heure où le terme de burn-out est presque devenu commun, il reste très associé au cadre contraignant de l’entreprise et la pression de la hiérarchie. Toutefois, la pression des clients, le manque de temps ou l’insécurité financière sont tout autant des sources de stress pour le consultant indépendant. L’isolement inhérent au métier enlève même certaines ressources qui permettent aux salariés de gérer le stress notamment le fait d’échanger et de recevoir du soutien de pairs. Nous voyons ici comment envisager et que faire pour gérer son stress.


Appréhendez votre situation de stress

Si les sources de stress diffèrent en tant que salarié ou indépendant, elles peuvent être tout aussi fortes, sinon plus. Prenons l’exemple d’un client difficile: il est toujours possible au sein de l’entreprise de trouver un soutien voire des relais pour faire face à des exigences trop importantes. Quand la pression s’exerce, c’est toute l’entreprise qui est visée. La situation est toute autre quand vous êtes seul face au client. Les sources de stress que sont l’argent, le temps ou les résultats sont décuplées du fait d’être seul responsable.

Le stress en soi n’est pas un problème. Il permet d’être mieux armé face à un challenge à relever: rdv client, recherche de nouvelles opportunités, etc.  Dans une situation normale,  vous avez chaque jour une certaine quantité d’énergie à disposition pour vos actions et, parmi elles, des situations stressantes. Quand ce capital d’énergie est utilisé, si vous êtes à l’écoute de vos besoins,  vous vous tournez vers des activités de ressourcement (sommeil, médiation, etc.)

Le stress devient un problème lorsque vous êtes dans un mode réactif et perdez le contact avec vos sensations internes. Vous pouvez alors franchir vos limites et continuer à répondre aux sollicitations extérieures ou aux injonctions telles que “je finis ce que je dois faire”, “je peux y arriver”, “ca va passer”, etc. Et cela peut marcher un certain temps. A l’image de la canicule : on identifie une canicule quand les températures restent au-dessus de 20 degrés pendant 3 nuits et que les températures de jour sont autour de 30-35°. Le problème n’est pas tant la température en tant que telle que le fait qu’elle s’installe et qu’il n’y ait pas de sursis. Le stress ne devient un problème que lorsque la pression ne descend plus. Vous pouvez d’ailleurs faire un test : https://www.coeuretavc.ca/vivez-sainement/reduire-le-stress/stress-test


Apprenez à gérer votre stress

Il n’y a pas de produit miracle mais une certain nombre de bonnes pratiques pour gérer son stress. Pour vous persuader de prendre les choses en main, il est bon de comprendre que le temps de récupération au stress dépend beaucoup du temps pendant lequel vous l’avez laissé s’installer. Et comme vous n’avez pas les moyens de faire une cure de sommeil de 2 mois en pleine activité, autant prendre les choses au sérieux de façon préventive.

1. Adoptez un mode de vie qui soutient vos besoins: vous avez besoin d’être en forme et plein d’énergie? Une alimentation déséquilibrée et un mode de vie très sédentaire ne vont pas contribuer à ce que la machine fonctionne efficacement. Soignez donc votre alimentation et choisissez une activité physique qui vous convienne. Sans compter que le sport permet de relâcher la pression. Mais inutile de trop vous pousser en la matière non plus ou de sacrifier votre sommeil car ce-dernier reste encore le meilleur rempart au surmenage.

2. Changez votre vision sur le stress. Avant de rajouter une couche d’anxiété sur le fait d’être stressé, envisagez le stress avec un regard constructif car il est aussi là pour vous permettre de relever des challenges.

3. Apprenez quelque chose. Des études* montrent que l’apprentissage plus encore que les activités récréatives ou de relaxation contribue de façon efficace à gérer le stress. Même si ajouter une tâche à votre agenda surchargé ne vous apparaît pas de prime abord une bonne idée, cela peut toutefois s’avérer extrêmement utile. Par apprentissage, il faut entendre développer de nouvelles compétences, rechercher de nouvelles informations ou répondre à un challenge intellectuel.  Commencez par envisager vos activités stressantes comme des sources d’apprentissage. Ce simple “étiquetage” peut déjà vous aider. Ensuite, mettez en place des  “pauses formation” au même titre que des pauses repos.

4. Développez votre empathie. A commencer par l’empathie envers vous-mêmes. Personne n’est responsable de vous et vous êtes la personne la mieux placée pour écouter vos besoins et les gérer. Entretenir des attentes inatteignables et courir après est un cercle vicieux. Apprenez plutôt à vous connaître et devenez votre meilleur allié. Encore une fois, les problèmes de stress surviennent quand vous n’êtes plus en contact avec vos besoins.

5. Restez connecté. Non pas avec votre téléphone et les réseaux sociaux! Mais plutôt avec des personnes. Que vous vous concentriez sur elles ou que ce soient elles qui vous écoutent ou vous soutiennent, entretenir les relations est un bien meilleur choix que l’isolement qui contribue à intensifier le stress.

Que vous soyez parfois très stressé face à une échéance client ou un enjeu spécifique et que vous ne vous ménagiez pas fait partie du métier. Cela revient à remporter un sprint. Mais en tant que consultant indépendant, sans filet de sécurité, l’enjeu est plutôt de réussir un marathon. Et pour cela, bien se connaître et se donner les moyens de tenir est la clé. 


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